Les « Clairs-obscurs » de l’Orchestre de Normandie

En octobre dernier, le compositeur Benjamin Dupé ouvrait la saison du théâtre de Caen avec son opéra de chambre « Vivian : clicks and pics », inspiré de la singulière photographe américaine, Vivian Maier. C’est par une autre création mondiale, « Les Matières ont aussi leur caractère » qu’il boucle, jeudi, cette même saison très largement tronquée par le Covid 19. L’Orchestre Régional de Normandie a intégré sous  cette pièce dans un programme de musique française _ Debussy, Fauré, Chausson _ associé à Respighi, sous le titre « Clairs-obscurs ».  Jean Deroyer, aussi expressif que méticuleux, en a assuré la direction.

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Haydn, les Cambini et la dentellière

Après un an et presque trois mois d’interruption forcée, le Quatuor Cambini-Paris a repris sa Route 68, celle de l’intégrale des quatuors de Joseph Haydn. On en était à mi-étape, quand la pandémie du Covid 19 a brisé ce bel élan. Momentanément, mais un momentanément longue durée ! Mercredi, c’était les retrouvailles au théâtre de Caen, pour de la belle ouvrage, façon dentelle.

(Photo Archives Philippe Delval).

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Ravel et Saint-Saëns avec éclat à Deauville

Le festival de Pâques de Deauville a brillamment clôturé, samedi 8 mai, sa 25e édition. Dans un programme Ravel et Saint-Saëns qu’il a conçu, le pianiste  Bertrand Chamayou avait associé les non moins talentueux Amaury Coeytaux,  au violon, et Victor Julien-Laferrière, au violoncelle, ainsi que le très prometteur Marcel Cara, à la harpe. L’an prochain, le festival fêtera son quart de siècle. Quelques concerts permettront de découvrir l’auditorium des Franciscaines, le nouvel équipement culturel de Deauville aménagé dans un ancien couvent. Mais avant, il y a le prochain Août musical, avec un retour à la normale pour l’accueil du public. On l’espère bien !

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L’hommage du Festival de Pâques à Olivier Greif

C’est à un grand rendez-vous qu’invitait samedi 1er mai le festival de Pâques de Deauville, via internet. Cette soirée était dédiée au regretté Yves Pouliquen, disparu en février 2020. Sous l’impulsion du célèbre ophtalmologiste et académicien, la Fondation Singer-Polignac, dont il était le président, est devenue un lieu de résidence parisien pour des jeunes musiciens talentueux. Le programme était aussi un hommage au compositeur Olivier Greif 1950-2000), avec un programme construit autour de deux de ses œuvres et de pièces vocales de Schubert et Mahler. Le baryton Edwin Fardini s’y est révélé magnifique.

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Festival de Pâques, de l’Espagne à la Russie

 

Le festival de Pâques de Deauville se poursuit en « distanciel ». Le week-end dernier a offert un programme riche avec deux soirées, samedi et dimanche 24 et 25 avril, depuis la salle Elie-de-Brignac. Le premier a notamment mis la harpe et la voix à l’honneur dans des couleurs espagnoles avec des œuvres de Ravel, De Falla et Infante. Le second consacré à la musique russe a sorti de l’ombre le compositeur Mieczyslaw Weinberg et fêté Tchaïkovski. Et toujours des jeunes interprètes enthousiasmants, comme sait les révéler le festival depuis un quart de siècle.

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Place « Net » à Deauville pour le festival de Pâques

2020 aura été une année sans la 24e édition du Festival de Pâques de Deauville, victime d’un virus, dont on ne connaissait pas grand-chose et pas encore ses cousins anglais, sud-africain et brésilien. Un an après, on a appris à s’adapter à la pandémie. La 25e édition du festival deauvillais en témoigne. Faute de pouvoir accueillir du public, c’est elle qui vient à la rencontre des spectateurs, via internet. Samedi 17 avril ouvrait la série de cinq concerts, qui s’étalent jusqu’au 8 mai.

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« Tarquin », mise à nu d’un fantôme

La compagnie La vie brève se singularise par des spectacles originaux où mots et notes de musique s’enchevêtrent subtilement. Avec « Tarquin », elle fait pénétrer dans ces zones troubles où le mal s’accommode de l’esthétique artistique. Bourreau et mélomane ne forment pas nécessairement un oxymore. « Tarquin », en référence au despote, dernier roi de Rome, entraîne dans l’Amérique du Sud, où des Nazis ont trouvé refuge. Sans la nommer, la personnalité du sinistre criminel Josef Mengele plane sur ce spectacle, où le burlesque agit comme une soupape.

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« Psyché », le s(w)inging London de Locke

Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances entraînent avec « Psyché » dans le Londres de Charles II. Après les années austères du républicain Cromwell, l’Angleterre renoue avec la cour avec dans la ligne de mire du souverain en place le modèle de Louis XIV. C’est ainsi que le compositeur Matthew Locke se voit confier la mission de créer le premier opéra anglais. La « Psyché » Lully lui sert d’exemple. Sébastien Daucé s’en empare dans une version de concert, dont il a fallu combler des blancs. Avec ses musiciens et chanteurs, il a présenté au théâtre de Caen une reconstruction convaincante à souhait.

« Psyché », lors de la création au festival Midsummer au château d’Hardelot (Pas-de-Calais). (Photo Sébastien Mahieux).

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« Melancholia »: airs de « B and B »

 

Brahms et Bruckner étaient au programme du concert des Dissonances, au théâtre de Caen. L’orchestre animé par le violoniste David Grimal a suscité le même enthousiasme qu’en avril 2018. Sous le titre de « Melancholia » étaient réunies deux œuvres majeures du répertoire romantique, le concerto pour violon de Johannes Brahms et la Symphonie n°9 d’Anton Bruckner. Avec des tempéraments différents, sinon opposés, de la part des deux compositeurs qui se suivaient en âge.

Les Dissonances. (Photo Julien Mignot).

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