Mikrokosmos, la magie vocale de « La Nuit dévoilée »

Après le ciné-concert « Ombres vives », l’ensemble Mikrokosmos a réservé une autre surprise au public de Polyfollia. « La Nuit dévoilée » tient de la magie sous les seuls effets de la voix et de la déambulation.

L’ensemble Mikrokosmos est qualifié de « laboratoire de l’art vocal ». Avec « La Nuit dévoilée », il entraîne dans une expérience fabuleuse, l’une des plus marquantes  de cette 6e édition de Polyfollia. Samedi, le public de la chapelle d’Agneaux s’est spontanément levé à la fin du concert. L’ovation debout, si galvaudée dans les émissions de télévision, est, là, à sa juste valeur.

Avec « La Nuit dévoilée », Loïc Pierre, le directeur de Mikrokosmos, a conçu une œuvre pleine, sous forme d’un triptyque en continu, dont les matériaux sont constitués par des pièces, ou extraits de pièces. Ils sont signés, entre autres, Meredith Monk, Joby Talbot, Veljo Tormis, Grete Pedersen, des noms peu connus auprès d’autres à la notoriété plus acquise, Poulenc, Grieg.

L’intérêt du travail de Mikrokosmos est de faire découvrir leurs musiques, qui, d’échos en murmures, de tintements en mélopées, de douceur en amplitudes, envahit l’espace. Cela tient aussi à des placements et déplacements inusités. En groupe  ou dispersés, en ligne, en demi-cercle, les choristes déambulent dans toute la salle et offrent à l’auditeur des sensations sonores tout à fait nouvelles.

On est envoûté par le charme de ce montage poétique, par ses harmoniques, ses ruptures, ses résonnances, ses mouvements, finalement tendus vers la lumière de l’amour. Mikrokosmos était de la première édition de Polyfollia. L’ensemble fête cette année ses vingt-ans. Pour certains de ses membres, c’est la fin d’une aventure. Loïc Pierre les a mis en valeur au moment du salut. Il y avait de l’émotion dans les rangs.

Le 25 octobre 2014.

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